La semaine dernière, j’ai expérimenté la douloureuse expérience d’une rétractation d’offre sur un appartement en excellent état mais particulièrement difficile à vendre à cause de charges très élevées pour le quartier (les concierges coûtent cher !).

Trop beau pour être vrai : l’appartement avait plu à une acheteuse dès la première semaine de commercialisation : trois visites en seulement 5 jours et une offre presque au prix qui avait été contre-signée par la propriétaire! Une 4ème visite était prévue le samedi, soit pile 7 jours après la première… et patatra : rétractation la veille « finalement le bruit de la route va être un problème, cela ne peut pas convenir ».

Ce type de situation est hélas bien fréquent dans notre métier, en discutant avec des collègues, beaucoup confirment que les acheteurs sont comme les feuilles des arbres en autonome: ils tournoient beaucoup, changent de destination souvent et hésitent à se poser définitivement… Poétique mais pas facile à vivre pour l’agent, et encore moins pour le propriétaire qui a eu le temps d’avoir un coup de coeur pour un autre appartement et de s’y projeter !

Et encore… il n’y avait pas de compromis signé ! Quand les ventes n’aboutissent pas pour cause de soit-disant problème de financement (je me demande bien quelle est la VRAIE part de refus bancaires dans les compromis cassés, l’officieuse, pas l’officielle !), la situation est beaucoup plus compliquée à vivre !

J’entend dire autour de moi que le taux d’abandons de compromis atteindrait 20% dans certaines zones à marché tendu : qu’en pensez-vous ? 

Comment gérez-vous la situation quand un acheteur se rétracte ? Proposez-vous une nouvelle visite pour tenter de le faire changer d’avis un jour ensoleillé (sait-on jamais!) ou laissez-vous tomber directement ? 

 

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